DECROISSANCE
(pour un monde meilleur)
1ere partieOn commence aujourd’hui à nous dire, au travers des médias, qu’il faut moins consommer d’énergie. En effet, les réserves de pétrole restantes deviennent de plus en plus difficiles à atteindre, ce qui engendre une hausse de prix qui ira de pire en pire, puis, on nous parle enfin des dégâts sur l’environnement dus à la pollution, alors qu’il y a seulement 3 ; 4 ans, les médias et politiques (sauf les verts) n’en parlaient pas du tout. Un politiciens nommé X avait dit : « en France on n’a pas de pétrole mais on a des idées », oui sauf que ces « idées » consistent à piller le pétrole des anciennes colonies Française, et développer le nucléaire. Sans faire le procès des usines à cancers que sont les centrales, je voudrais juste exposer le fait que l’électricité nucléaire et beaucoup plus chère qu’on ne veut bien nous faire croire. En effet le projet énergie atomique et en grande partie financée par l’état, donc nous. Puis lorsqu’il faudra désaffecter nos vielles centrales, qui va entreprendre les travaux ? Et surtout à quel prix ? C’est un coût qui n’apparaît pas sur la facture, mais qu’il faudra bien payer un jour ou l’autre. Le plus écoeurant est que les recherches sur l’énergie nucléaire vont rapporter des sommes colossales aux entreprises concernées quand il s'agira de vendre des centrales à l'étranger, mais à nous… C’est pourquoi il faut effectivement réduire sa consommation d’énergie au maximum, ainsi moins de centrales, puis il faut également développer les énergies renouvelables, réduisant ainsi au maximum le nombre de centrales qui sont pour nous des usines à cancer, des bombes prêtes à exploser et qui font de la France la poubelle mondiale du nucléaire.
Vous savez pourquoi on donne des noms de femmes aux ouragans?
Parce que quand ça arrive vers vous c'est chaud et déchaîné,
et quand ça s'en va c'est avec la maison et la bagnole.
Ayant assisté au blocage de la gare de Caen le jeudi 6 mars, j’aimerai vous faire part de la façon dont les choses ce sont déroulées. Début d’après midi : le cortège des manifestants part de la fac en direction de la gare en bloquant temporairement quelques rues.
Durant l’occupation de la gare qui a durée 3 heures, la police et la gendarmerie étaient présents mais ne sont pas intervenues. A partir du moment où un manifestant avec son mégaphone a suggéré de repartir sur le campus, les quelques casseurs ont commencé à jeter des pierres sur la police. Et c’est seulement à cet instant qu’elle a commencé à disperser la foule à coup de lacrymo.
Alors une question que je me pose :
Pourquoi la police, présente depuis le début n’est pas intervenue avant ? Le 4 avril quand le périphérique a été bloqué, elle a utilisé les lacrymo sans qu’il y ait eu auparavant de jets de pierres. Quel est l’intérêt de faire venir la police si elle reste inerte pendant plusieurs heures devant des manifestants qui bloquent une gare? A moins que ce ne soit juste pour provoquer la venue des casseurs qui, tout le monde le sait, s’infiltrent dans les manifestations juste pour « casser du flic ». C’est tout à fait le genre de situation qui donne l’occasion aux médias de ne parler que des casseurs et pas parler de l’action pacifique, ce qui s’est confirmé le soir quand j’ai regardé les infos. Dans les villes où la police n’était pas présente il n’y a pas eu d’incident. Donc ne croyez pas tout ce que vous entendez à la télévision, dans les journaux, et à la radio.
http://www.acrimed.org - Observatoire des médias
Pour faire face à la délocalisation, le gouvernement veut nous infliger, comme solution unique, des contrats de travail qui tendent à diminuer les coûts de main d’œuvre française pour que les entreprises situées sur le territoire soient plus compétitives afin de faire face aux entreprises situées en Chine par exemple. Mais ces contrats : CPE, CNE et autres emplois précaires n’ont-ils pas pour objectif de rapprocher les conditions de travail d’un français à celles d’un chinois au profit des entreprises ?
Il est important de noter que ces contrats s’appliquent à la plupart des secteurs d’activité. Mais tous les emplois ne sont pas menacés par la délocalisation. Bien sûr il faut aussi que notre gouvernement dise non à la directive Bolkestin, sinon nos plombiers français risquent en effet d’avoir de la concurrence (sauf pour le patron qui va pouvoir délocaliser son siège social en Pologne, embaucher là-bas et faire travailler sa main d’œuvre en France avec les conditions de travail de Pologne).
De plus, les entreprises se portent très bien. Tout en annonçant des licenciements et délocalisations à tour de bras, elles affichent des profits records. Rien que les entreprises du CAC 40 ont empoché 80 milliards d’euros de bénéfices en 2005.
Donc des alternatives doivent êtres proposées. D’abord, parce qu’on en a assez de voir toujours les mêmes s’engraisser. Puis, parce que ces contrats ne feront que repousser l’échéance de la délocalisation des secteurs concernés, à moins que le gouvernement continu à nous pondre des lois rendant les conditions de travail semblables à celles d’un chinois. Enfin, ce seront aussi les salariés des autres secteurs qui seront pénalisés, donc on comprend bien le principe de la loi d’égalité des chances dont font partis ces contrats : mettre tout le monde dans la même merde au profit de quelques uns.
Information : le CPE (Contrat pour la Précarité de l’Emploi), donne droit aux entreprises qui exploitent les travailleurs par ce contrat, à une exonération de charges salariales pendant une période pouvant se prolonger jusqu’à 3 ans. Mais inutile de préciser que le principe de ce contrat est d’expulser le nouvel employé avant 2 ans (pas de motif nécessaire) pour en prendre un nouveau et ainsi de suite, pour être exonérées indéfiniment. Les défenseurs du CPE diront que la prime de licenciement est plus élevée que pour un CDD par exemple, ce qui n’est pas un réel argument puisque la prime versée est nettement inférieure à la somme des cotisations que paierait l’entreprise pour un CDD. Cotisations, qui je vous le rappelle, servent notamment à financer les caisses de retraites et de sécurité sociale, qui nous le savons manquent déjà de moyens. Donc si les entreprises ne les paient plus, c’est à nous que sera demandé la différence.
Le CPE s’appliquerait aux moins de 26 ans et aux entreprises qui emploient plus de 20 salariés, ce qui représente 20% des entreprises. Et les autres alors ?
Et bien dans les autres cas : pour les entreprises de moins de 20 salariés (soit 80% des entreprises) et pour les employés de plus de 26 ans, il y a le CNE (contrat nouvel emploi) qui est DEJA en place. Alors même si le CPE était retiré, n’oublions pas que cette loi n’est ni la première, ni la dernière parmi la longue liste noire des lois destinées à prendre les Français pour des vaches à lait.
En voulant faire passer, en douce et une fois de plus, une loi défendant les intérêts de quelques fortunés au détriment des travailleurs esclaves, le Gouvernement a montré qu’il se moquait de nous. En restant sur sa position à propos du CPE, il ne fait qu’augmenter sa méprise envers les français qui restaient passifs jusque là. Le résultat : c’est la corde qui est en train de lâcher! Le CPE en est une aberration de trop, car les réformes à répétition vont toujours dans le même sens : vers un système où le vrai pouvoir est détenu par les multinationales et les grandes entreprises, soutenues par les pouvoirs politiques. Et qui en profite ? Les actionnaires et les grands patrons qui sont prêts a nous exploité pour emplir leurs poches, même si cela conduit la majeure partie de la population, dont nous faisons parti, à la misère. (Qui préfèrent licencier des milliers d’emplois en France pour délocaliser à l’étranger, là où les conditions de travail sont inhumaines voire esclavagistes).